Pourtant, tout était déjà imaginé dans sa tête. Il ne restait qu’à coucher sur papier (ou plutôt sur traitement de texte) ses idées. Mais d’abord, il lui fallait les organiser. Ce qui n’était encore qu’un ramassis confus d’altercations véhémentes et de troubles injustices exprimées en conversations plus ou moins logiques devait devenir, sous sa plume habile, un extrait de roman poignant et rempli d’émotions. Quant à la question de la logique, il suffisait d’ordonner les phrases-clés qu’elle avait pondues dans un ordre adéquat. La fonction copier-coller du traitement de texte était décidément une invention formidable!
Le roman pourrait commencer au moment où Moira se regarde dans la vitre du train. Suivrait le passage où Jordan entre en scène et la surprend. Restait à mettre au point leur rencontre :
Lorsque Moira s’éveilla d’un sommeil agité, l’homme se campa droit devant elle et la domina de sa haute taille. Moira releva la tête et observa un moment sans comprendre cette silhouette imposante dont l’équilibre harmonieux de la puissante stature dégageait une force virile. Il était habillé de façon décontractée, d’un pantalon de lin beige clair et d’un polo de la même nuance que ses yeux, mais ses vêtements, quoique d’apparence simple, lui conféraient une élégance certaine et mettaient en valeur son côté aventurier. Un homme dont il fallait se méfier, en somme.N’en mettait-elle pas un peu trop, pour un premier coup d’oeil? Bah! Si Lucie était elle-même plutôt dépourvue de sens de l’observation et de perspicacité en ce qui concernait les gens, cela ne devait en rien empêcher Moira de posséder ces qualités. À défaut de tout cela, Lucie possédait une imagination infinie. Elle continua :
Aussitôt, sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, l’homme passa à l’attaque :Après les reflets violets, voilà le regard ambré! Ce sont décidément des personnages tout à fait hors du commun! Lucie jubilait. Ce serait un roman formidable!
— Est-ce que je peux vous demander ce que vous faites dans mon compartiment, Mademoiselle? s’enquit-il avec une fausse douceur qui ne laissait rien présager de bon.
— Je... je vous demande pardon?
— Vous êtes dans un compartiment réservé. Je vous prierais de vous trouver une autre place! ordonna-t-il, sûr de lui.
— Mais... il n’y a pas d’autre place! C’était la seule place libre dans ce train... bredouilla-t-elle, troublée malgré elle par le regard ambré qu’il fixait sur elle avec insistance.
Dans son regard énigmatique qui semblait détenir la clé d’innombrables mystères, se reflétait une assurance froide. Par contre, on pouvait sentir que son calme n’était qu’apparent. Sous un contrôle et une maîtrise de soi absolument prodigieux, on sentait sous la glace couver un feu ardent et dévastateur s’il était libéré. Moira frissonna.Hum. Trop commun, comme expression.
— Alors il fallait prendre un autre train, déclara-t-il d’un ton péremptoire.
Maintenant tout à fait éveillée, Moira sentit la moutarde lui monter au nez.
Maintenant tout à fait éveillée, Moira sentit monter en elle une juste indignation. Malgré sa fatigue...Elle commence à nous pomper l’air, avec sa fatigue chronique. Mauvais! Reprenons.
À présent qu’elle était bien reposée, son naturel fougueux reprit le dessus. Elle n’allait tout de même pas s’en laisser imposer ainsi de la sorte! Elle surmonta la terreur instinctive qu’un homme aussi imposant lui inspirait et, avec une audace qui l’effrayait elle-même, fit face :Bon, comme naturel fougueux, ça laisse un peu à désirer mais il ne faut tout de même pas qu’elle ait le dessus sur le héros! Comme de fait, celui-ci trouve aisément une réplique.
— Mais... pour qui vous prenez-vous, Monsieur?
— Ce train n’est pas un endroit pour dormir. Si vous ne savez pas où aller, il y a l’armée du salut!La répartie est faible et la logique est défaillante mais si l’héroïne y croit et en reste baba, la Lectrice n’y verra que du feu.
— Oh! Quel culot!
—Je vous conseille de déguerpir et de me laisser travailler en paix! Si j’ai réservé ce compartiment en entier, c’est pour y être seul! Et votre joli minois n’y changera rien!
— Vous croyez pouvoir acheter le monde avec votre argent! Eh bien sachez que j’ai autant le droit que vous d’être ici! Je ne m’en laisserai pas imposer par un homme tel que vous!
— Ah! C’est ce que nous verrons!
Le contrôleur, alerté par les éclats de voix, s’arrêta à la porte de leur compartiment.
— Mademoiselle, est-ce que ce monsieur vous embête? demanda-t-il avec une courtoisie toute française.
Soudain, le contrôleur sembla reconnaître l’homme qui le fixait avec un regard furieux. Son attitude changea du tout au tout. Ses yeux s’agrandirent et il s’excusa sur un ton obséquieux.
— Oh! Excusez-moi, Monsieur! Je ne vous avais pas reconnu! Voulez-vous que je vous débarrasse de cette aventurière?
Ainsi, même le contrôleur était subjugué par le magnétisme de cet individu. À deux contre un, Moira pouvait-elle espérer gagner? Elle passa son regard de l’un à l’autre, incertaine. Mais avant qu’elle n’ait pu ouvrir la bouche, l’Inconnu du train sembla capituler avec grâce.
— Non, non, tout va très bien. Vous pouvez vous asseoir, or-donna-t-il à l’adresse de sa compagne de compartiment.
Mais Moira ne l’entendait pas de cette oreille! Elle allait lui montrer qu’elle n’était pas une marionnette entre ses mains.Peut-être Moira était-elle un peu illogique avec elle-même, mais n’est-ce pas le propre de la Femme? C’est une occasion pour elle de montrer qu’elle a du caractère, et puisque son allégation est ridicule, ça fournit aussi à Jordan une occasion de montrer son autorité.
— C’est inutile, Monsieur, je vous cède la place! fit-elle avec hauteur.Je quoi? Comment se sortir de cette impasse? Si, d’une part, le héros se doit de rester invaincu, l’héroïne ne peut tout de même pas se soumettre si vite! Que faire?
— Ne soyez pas stupide! J’ai dit que vous pouviez rester, alors vous restez!
— Non, je...
Lucie réfléchit un peu en mordillant son crayon. Cela lui donnait l’impression d’être une vraie écrivaine bien qu’elle écrivît à l’aide du clavier : il était difficile de mordiller le clavier et ça n’avait pas le même impact psychologique. Elle trouva enfin une solution tout à fait originale qui permettrait de résoudre son dilemme : elle allait faire trébucher l’héroïne dans les bras du héros et lui faire ressentir un trouble infini que même dans les bras de son ex-fiancé, quoiqu’il ne fût pas une référence, elle n’aura jamais imaginé.
C’est justement ce moment que choisit le train pour faire une embardée. Moira tenta de se rattraper à la courroie de sécurité mais manqua son but et perdit complètement l’équilibre. Elle se serait étalée de tout son long sur le plancher si son adversaire ne l’avait retenue d’une main sûre.Ce n’est pas sa faute, c’est l’instinct!
Tandis qu’elle tentait de recouvrer son équilibre, la senteur boisée d’une eau de toilette masculine lui assaillit les narines : un mélange de citron, de tabac et de musc. Cette odeur si parfaitement virile qui émanait de lui faillit lui faire perdre tout contrôle d’elle-même.
En effet, chose incroyable, un léger vertige s’était emparé de Moira. Le contact ferme des doigts de l’homme autour de son avant-bras lui procurait une sensation tout à fait inattendue! Il lui semblait que toute la chaleur qui émanait de son torse puissant se communiquait à elle et que sa conscience toute entière était centrée en cet endroit où il la touchait. L’Univers dans lequel elle évoluait maintenant se résumait à leurs deux corps enlacés! Instinctivement...
... instinctivement, ses lèvres s’entrouvrirent. Mon Dieu! Allait-il l’embrasser?Lucie avait réussi à insérer le Baiser-Punition, trouvaille géniale qui avait, depuis sa découverte, été reprise par moultes auteures. Elle n’allait pas se gêner pour en profiter et en faire profiter Moira. Mais pas tout de suite. Pour Moira, c’était encore trop tôt.
— Ça va? s’enquit-il en la reposant sur le sol.
Moira reprit vivement ses esprits et se dégagea en rougissant, espérant, contre toute attente, qu’il n’ait rien remarqué de son trouble intérieur.
— Vous feriez mieux de vous surveiller : on ne sait jamais sur qui on peut tomber! laissa-t-il échapper d’un ton goguenard, avec une étincelle malicieuse au fond de ses yeux ambrés.
— Vous... vous êtes odieux! bafouilla-t-elle, baissant pudiquement son regard violet et encore confuse de son expérience quasi-mystique.
— Ne m’insultez pas en plus! Vous pourriez le regretter amè-rement! menaça-t-il en plissant dangereusement ses yeux ambrés.
— Et que pourriez-vous faire? s’enquit-elle avec une lueur de défi dans ses yeux violets.
— Eh bien, je pourrais vous embrasser pour vous punir de me défier!
La lueur dangereuse qui brillait dans son regard (ambré) convainquit Moira qu’il ne parlait pas à la légère et que ce baiser n’aurait rien à voir avec de la tendresse.
— Vous... vous n’oseriez pas! s’écria-t-elle en frissonnant.En effet, Lucie avait pris soin de ne pas mentionner dans son texte qu’il s’agissait de Jordan. Elle laissait à la Lectrice le plaisir de le deviner. Quant à ne plus jamais le revoir, ça, c’était sans compter son imagination fertile! Lucie se frottait les mains à l’avance des coïncidences extraordinaires qu’elle allait créer de toutes pièces!
Elle-même ne savait trop si elle tressaillait de terreur ou bien d’anticipation. Que lui arrivait-il? Était-elle en train de devenir folle? Cet individu désagréable ne lui plaisait même pas! En fait, il était l’antithèse de tout ce qui pouvait l’attirer chez un homme : il était méprisant, froid, autoritaire... et voilà que la perspective d’un baiser la laissait pantelante!
De toute façon, il y avait bien peu de chance pour qu’elle le rencontrât de nouveau. Elle ne connaissait même pas son nom.
Il semblait être un homme assez fortuné. Du type qui, sans aucun doute, croyait pouvoir avoir le monde à ses pieds à cause de son argent.Dieu sait pourquoi les gens qui ont faim s’achètent un café plutôt qu’un muffin nourrissant dès qu’ils mettent la main sur quelques sous, mais c’était «in». Lucie se mit à saliver et quitta la chambre où elle s’était enfermée depuis déjà deux heures pour descendre à la salle à manger. Elle trouverait bien là un peu de café et d’inspiration.
Dire qu’elle-même avait à peine de quoi s’acheter un café, se dit Moira avec rancune.
Dès sa descente au rez-de-chaussée, la préposée de la réception se précipita vers elle. C’était une brave dame d’un certain âge, native du coin, si l’on en jugeait par son accent plus vrai que nature.
— Alors, vous êtes bieng installée? Il ne vous manque rieng? Votre accent est charmant! D’où venez-vous? Vous êtes ici pour longtemps? Qu’est-ce qui vous amène dans notre coin de pays?
Pendant qu’on lui préparait le café tant convoité, Lucie répondait avec une relative bonne grâce à ce bombardement de questions, quoiqu’elle fût un peu agacée. Cette femme était aussi romantique qu’un potiron(g). Elle allait lui faire perdre le fil de ses idées avec son bavardage incessant.
— Vous savez, on n’a pas souvent de la clientèle estrangère, ici... Oh, c’est pas que le pays est pas beau, ça non! Mais que voulez-vous! Les gens préfèrent le bord de mer! On se demande pourquoi! Té! Ils n’ont jamais vu le mistral! Tous ces touristes alignés comme des harengs à l’étal sur la plage! Mais on voit bieng que vous êtes différente! C’est comme le petit Monsieur Pierre, qui vieng tous les étés faire son tour! Ah! Tout un Monsieur, ce Monsieur Pierre! Son papa est le propriétaire de l’auberge, vous savez! Il est très riche et pourrait passer ses vacances dans un grand hôtel mais il choisit toujours de venir nous voir ici, le petiot!
— Sa femme préfère peut-être l’air de la montagne? demanda négligemment Lucie, profitant de ce que la dame essuyait une larme avec son tablier pour faire sa part de conversation.
— Sa femme? Mais il n’est pas marié! Ah! Il serait grand temps qu’il se trouve quelqu’un pour prendre soin de lui!
Le garçon amena le café de Lucie et celle-ci put enfin couper court à la conversation avec la préposée, prétextant du travail à compléter dans sa chambre. Malgré elle, toutefois, ce qu’elle avait entendu faisait résonner une fibre au fond de sa conscience. Munie du précieux breuvage, Lucie remonta pensivement les escaliers.
— Alors, jeune fille, on rêve?
La voix chaude et sensuelle la fit tressaillir. Lucie releva vivement la tête. Un homme de haute stature se tenait devant elle dans les escaliers et la regardait d’un oeil ironique. Malgré ses cinq pieds six pouces et demi, elle se sentait amenuisée sous le regard appuyé dont il l’enveloppait. Tout à fait le genre de sensation qu’elle abhorrait. Elle se força au calme et le pria de s’écarter.
— Et pourquoi le ferais-je? répondit-il avec morgue.
Troublée malgré elle, Lucie ne savait comment réagir à cet homme déconcertant. Pour se donner contenance, elle but une gorgée du breuvage qu’elle tenait encore à la main et grimaça. Dans sa hâte de fausser compagnie à la dame trop curieuse qui l’assaillait de questions, elle avait oublié de sucrer son café!
Leur affrontement muet fut interrompu lorsque la préposée appela du bas des escaliers : «Monsieur Pierre! On vous demande au téléphone!»
Pierre? Cet homme présomptueux était donc le fameux Pierre? Celui-ci parut un instant furieux de l’interruption mais se reprit et demanda, sans pourtant quitter Lucie de ses yeux mi-clos où perçait une lueur menaçante qui signifiait qu’elle ne perdait rien pour attendre, qui le demandait au téléphone.
— C’est votre maman qui vous fait dire que vous avez oublié d’emporter la lessive que vous lui aviez confiée!
Lucie se secoua. Non, elle n’y arrivait pas. Était-ce l’influence de la dame de la réception? Elle ne parvenait pas à imaginer que Pierre (avec un nom aussi banal...) fût un être extrêmement séduisant. Plus vraisemblablement, le Pierre en question était un maigrichon boutonneux horriblement timide incapable d’approcher une femme sans rougir jusqu’à la racine des cheveux. À condition qu'il en fut pourvu! Rien qui ne vaille la peine de s’y arrêter.
Si en plus Pierre devait avoir un accent tout droit sorti d’un film de Pagnol, il n’y aurait vraiment rien à faire avec ça. Lucie réintégra sa chambre. Tout en s’installant à nouveau devant son ordinateur, elle se félicita d’être une fille prosaïque ayant les deux pieds solidement plantés sur terre.
Elle revint à son travail interrompu. Elle devait trouver un moyen d’attirer l’attention du héros sur la marque laissée sur le doigt de Moira par une bague de fiançailles qui avait déjà été là, mais qui n’y était plus. Pas facile! Il fallait pourtant quelque chose de particulier pour attiser sa curiosité envers elle... Jusqu’à présent, il n’y avait pas de quoi tomber en pâmoison, malgré son nez retroussé et ses yeux mauves!
Sans quitter Moira du regard, la défiant de s’en aller de ses yeux mi-clos où l’on pouvait lire une menace, l’homme se réinstalla sur la banquette du train, rassemblant quelques papiers épars. Une enveloppe glissa par terre sous les pieds de Moira. Machinalement, celle-ci la ramassa et la tendit à son propriétaire. Elle eut le temps de remarquer son nom sur le dessus de l’enveloppe : Jordan Travis.Le suspense avait assez duré et, de plus, Lucie commençait à être à court de synonymes du mot «Inconnu».
Moira le replaçait maintenant! Jordan Travis était le nom du célèbre explorateur qui avait publié déjà plusieurs romans sur la jungle guatémaltèque. Moira les avait tous lus. Elle avait admiré le style de l’auteur et son érudition. Elle considéra un instant le fameux explorateur avec stupeur, puis se ressaisit.Oh la la! Laborieux, mais efficace! En prime, Lucie pouvait, grâce à cette ouverture improvisée, épiloguer longuement sur le passé de Moira, de ses fiançailles rompues, de son chagrin. Toute cette histoire, Jordan ne la connaissait pas encore. Mais il s’en doutait, car, bien sûr, il était très perspicace. Un drame devait couver sous la douceur apparente de Moira.
Eh bien, si Jordan Travis, tout célèbre fut-il, s’imaginait qu’il allait avoir le dessus sur elle, il se trompait.
— Alors, vous la prenez, cette enveloppe? réussit-t-elle à articuler.
Le regard de Jordan était fixé sur la main gauche de la jeune fille qui lui tendait impatiemment l’enveloppe. Une marque indiquait l’endroit où, vraisemblablement, une bague s’était trouvée dans un passé très récent. Soudain gênée, Moira déposa l’enveloppe sur le banc et retira vivement sa main. Cet épisode de sa vie était encore douloureux pour elle.
Submergée par les souvenirs amers qu’elle avait oubliés pendant un instant, Moira, chancelante, repris sans y penser sa place en face de Jordan.
Lucie passa le reste de l’après-midi à décrire Richard, l’ex-fiancé de Moira : coureur de jupon, il l’a trompée avec sa meilleure amie... Quel salaud! C’est vrai qu’on peut aussi se demander quelles sortes de meilleures amies elles ont, ces héroïnes Colombine, pour qu’elles tombassent si facilement dans les bras des fiancés des autres, mais ça, l’histoire ne le disait pas. Cette naïveté charmante fait bien dans un curriculum vitae d’héroïne.
Le fiancé félon était aussi snob qu’il était riche, aussi autoritaire qu’il était veule. Il l’avait obligée à changer son style vestimentaire, sa coiffure, ses amies, sa façon de parler et la forçait à se raser les jambes. Lucie fronça les sourcils. Elle devrait trouver une formule plus élégante pour ce dernier élément. S’épiler les guibolles? Se tondre les échasses? S’époiler les pilons? Extraire les poils superflus de ses membres inférieurs? Peut-être valait-il mieux oublier ça. De toute façon, Moira était assez féminine de nature pour ne pas laisser de poils là où il ne fallait pas, même sans l’avis de son fiancé. Toute femme sait d’instinct que les poils aux jambes sont des aberrations de la nature.
Mais pourquoi Moira aurait-elle obéi comme un bon toutou à un être aussi éminemment détestable? Et aussi, pourquoi ce Richard sortait-il avec une fille si différente de ses propres goûts? Lucie reporta la réponse au lendemain. Le décalage horaire se faisait sentir et elle avait de la difficulté à aligner deux pensées cohérentes.
Ne manquez pas le prochain épisode : chapitre 8 : Le douloureux passé de Moira!
5 commentaires:
C'est normal que Lucie rapetisse d'un pouce à chaque chapitre ?
Observatrice, à ce que je vois??? Oui, c'est pour exprimer la symbolique de sa diminution psychologique au fur et à mesure de son enfoncement dans le monde du fantasme crétino-colombien...
Waouh ! On ne le sait pas, mais c'est en fait vachement fouillé, un roman Colombine.
J'espère tout de même que Lucie n'en sera pas réduite à la taille d'un microbe avant la fin du livre ! Ou alors faut monter une sous-collection "Colombine - Surnaturel"
Et quand arrive le nouveau chapitre ? c'est que je suis accro moi...
«Elle se sentait amenuisée sous le regard appuyé»
«Le fiancé félon»
«S’époiler les pilons»
Excusez mais je ris tellement que les larmes me coulent comme un torrent bondissant sur mes bajoues (euh)
bref... encore !!! ;o)))
Oui, grâce à mon expérience de Lectrice, mon vocabulaire rose est très riche!!!
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